Romancier, auteur de Fantasy et créateur de l’univers de Valanda.
Depuis son enfance, Nicolas Valero est fasciné par les univers enchantés, la magie et les grandes aventures. Tolkien, Raymond E. Feist, puis Andrzej Sapkowski et Robin Hobb ont nourri son imaginaire.
Avec son frère cadet, il joue pendant des années à des jeux d’heroic fantasy, notamment HeroQuest. Puis il veut inventer la suite et créer un monde qui puisse continuer à vivre.

« J’ai longtemps exploré les mondes imaginaires des autres. Un jour, j’ai eu envie de créer le mien. »
Depuis mon enfance, je suis fasciné par les univers enchantés, la magie et les grandes aventures. Tolkien, Raymond E. Feist, puis plus tard Andrzej Sapkowski et Robin Hobb ont nourri mon imaginaire. Mais avant de devenir auteur, j’ai surtout été un joueur.
Avec mon frère cadet, j’ai passé de nombreuses heures à explorer des univers d’heroic fantasy, notamment à travers des jeux comme HeroQuest. Peu à peu, pourtant, les aventures proposées par les jeux que je possédais ne me suffisaient plus. Lorsque la partie se terminait, mon imagination, elle, continuait.
J’ai alors ressenti le besoin d’inventer la suite, puis d’aller plus loin : créer mon propre monde, mes propres personnages et des aventures qui ne possèdent pas véritablement de fin. Un univers dans lequel il serait possible de reprendre une partie là où elle s’était arrêtée, de faire évoluer les personnages et de continuer à vivre de nouvelles histoires au fil du temps.
C’est ainsi qu’est né progressivement Valanda.
Tout a commencé par une carte : un monde composé d’un continent central et de plusieurs îles, dont Yorsen. Puis sont venus les peuples, les cultures, les territoires et une mythologie.
À l’origine de ce monde se trouve la Dragonne Mère. Pour protéger sa progéniture du mal, elle se sacrifie et explose en milliards de particules qui se répandent sur les terres. De son sacrifice naît l’essence du monde, la Kana, cette force qui constitue la magie de Valanda. En mémoire de la Dragonne Mère, le monde porte son nom : Valanda.
Les peuples de cet univers sont eux-mêmes nourris par les passions et les influences qui m’accompagnent depuis l’enfance. Les Akkraniens, inspirés notamment par mon admiration pour Conan le Barbare, sont un peuple guerrier et puissant. Les Loskaniens reflètent mon goût pour le Moyen Âge, les châteaux et les grandes civilisations bâtisseuses. Les Walmiens, peuple nomade et cavalier, portent l’influence des grands espaces et de l’Ouest américain. Quant aux Yorsens, ils sont ma propre vision des elfes : des êtres à part, intimement liés aux arbres et protecteurs de leurs forêts, vivant sur leur île de Yorsen.
Mais Valanda n’est pas né à l’origine pour devenir un roman.
J’ai commencé par créer mon propre jeu d’heroic fantasy, mélange de jeu de plateau, de jeu de figurines et de livre dont vous êtes le héros. Pour faire vivre cet univers, j’ai écrit des quêtes. Puis d’autres quêtes. Les aventures se sont enchaînées, les personnages ont évolué et une histoire est apparue naturellement au fil des années.
C’est ainsi que s’est construite progressivement la matière qui donnera naissance aux Héritiers.
Lorsque j’ai finalement décidé de transformer cette longue aventure en roman, je n’ai donc pas créé Valanda pour mon livre. C’est l’inverse.
« Les Héritiers n’est pas un roman qui a donné naissance à Valanda.
C’est Valanda qui a donné naissance aux Héritiers. »
Derrière ce projet se trouve une ambition plus personnelle encore : j’aimerais redonner aux jeunes et aux adolescents le goût de la lecture et, surtout, celui de l’imagination.
Dans un jeu vidéo, le joueur reçoit un monde déjà représenté : les monstres ont un visage, les paysages une apparence, les personnages une voix. Dans un livre, tout reste à inventer. Chaque lecteur construit son propre Valanda dans son esprit.
Mon ambition est donc de créer un véritable cercle entre le livre et le jeu :
Lire le roman donne envie de jouer.
Jouer donne envie de découvrir le roman.
Le lecteur découvre d’abord l’histoire, puis peut devenir acteur de cet univers à travers le jeu. Et le joueur, à son tour, peut retrouver les personnages et prolonger leur histoire dans les livres.
Mais au fond, je poursuis surtout un rêve d’enfant.
J’aurais aimé avoir ce jeu entre les mains lorsque j’étais moi-même enfant.

7 avril 2026 — « Les Héritiers, un premier roman pour Nicolas Valéro »
Le journal revient sur la publication du premier tome, l’univers de Valanda et le projet de jeu.
Le roman et le jeu peuvent se nourrir l’un l’autre : le livre donne envie de jouer, le jeu donne envie de lire.
« Je ne veux pas seulement raconter une histoire aux jeunes. Je veux leur redonner envie de l’imaginer. »