La naissance de ValandaD’un rêve de joueur à un monde vivant
Il ressent alors le besoin d’inventer la suite, puis d'aller plus loin : créer son propre monde, ses propres personnages et des aventures qui ne possèdent pas véritablement de fin. Un univers dans lequel il serait possible de reprendre une partie là où elle s'était arrêtée, de faire évoluer les personnages et de continuer à vivre de nouvelles histoires au fil du temps.
C’est ainsi que naît progressivement Valanda.
Tout commence par une carte : un monde composé d’un continent central et de plusieurs îles, dont Yorsen. Puis viennent les peuples, les cultures, les territoires et une mythologie.
La légende de la Dragonne Mère
À l'origine de ce monde se trouve la Dragonne Mère. La légende raconte que la Dragonne Mère, afin de protéger sa progéniture du Néant, accomplit l’ultime sacrifice.
Puisant dans ses dernières forces, elle fusionna avec l’essence même du monde. Son corps se dispersa alors en des milliards de particules lumineuses, répandant le Kana à travers les terres, les mers et les continents.
Ainsi naquit le flux Kanaïque, cette énergie invisible qui, depuis lors, parcourt le monde et imprègne chaque être vivant.
Par son sacrifice, la Dragonne Mère repoussa le Néant et sauva les peuples d’une destruction certaine. Son essence se répandit bien au-delà des frontières, faisant de son héritage une part éternelle de ce monde.
Et pour que jamais son sacrifice ne soit oublié, les peuples donnèrent à leur monde le nom de celle qui leur avait offert l’avenir :
VALANDA.
Des peuples nourris par ses influences
Les peuples de cet univers sont eux-mêmes nourris par les passions et les influences qui ont accompagné Nicolas depuis son enfance. Les Akkraniens, inspirés notamment par son admiration pour Conan le Barbare, sont un peuple guerrier et puissant. Les Loskaniens reflètent son goût pour le Moyen Âge, les châteaux et les grandes civilisations bâtisseuses. Les Walmiens, peuple nomade et cavalier, portent l’influence des grands espaces et de l’Ouest américain. Quant aux Yorsens, ils sont sa propre vision des elfes : des êtres à part, intimement liés aux arbres et protecteurs de leurs forêts, vivant sur leur île de Yorsen.
Du jeu au roman
Mais Valanda n'est pas né à l'origine pour devenir un roman.
Nicolas commence par créer son propre jeu d’heroic fantasy, mélange de jeu de plateau, de jeu de figurines et de livre dont vous êtes le héros. Pour faire vivre cet univers, il écrit des quêtes. Puis d'autres quêtes. Les aventures s'enchaînent, les personnages évoluent et une histoire apparaît naturellement au fil des années.
C'est ainsi que se construit progressivement la matière qui donnera naissance aux Héritiers.
Lorsqu'il décide finalement de transformer cette longue aventure en roman, Nicolas ne crée donc pas Valanda pour son livre. C'est l'inverse : le roman est né d'un monde qu'il construit depuis des années.
« Les Héritiers n’est pas un roman qui a donné naissance à Valanda.
C’est Valanda qui a donné naissance aux Héritiers. »
Redonner envie de lire et d’imaginer
Mais derrière ce projet se trouve une ambition plus personnelle encore. Nicolas aimerait redonner aux jeunes et aux adolescents le goût de la lecture et, surtout, celui de l'imagination.
Dans un jeu vidéo, le joueur reçoit un monde déjà représenté : les monstres ont un visage, les paysages une apparence, les personnages une voix. Dans un livre, tout reste à inventer. Chaque lecteur construit son propre Valanda dans son esprit.
Son ambition est donc de créer un véritable cercle entre le livre et le jeu :
Lire le roman donne envie de jouer.
Jouer donne envie de découvrir le roman.
Le lecteur découvre d'abord l'histoire, puis peut devenir acteur de cet univers à travers le jeu. Et le joueur, à son tour, peut retrouver les personnages et prolonger leur histoire dans les livres.
Mais au fond, Nicolas Valero poursuit surtout un rêve d'enfant.
Il aurait aimé avoir ce jeu entre les mains lorsqu'il était lui-même enfant.
C'est peut-être pour cela que l'une des plus belles choses qu'il puisse entendre d'un jeune lecteur après avoir refermé Les Héritiers est aussi la plus simple :
« J'ai envie de connaître la suite. »